Contrôle technique : pourquoi les automobilistes le fuient-ils ?

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Pour l’année 2019, environ 739 000 véhicules ont « snobé » le contrôle technique… Une étape pourtant obligatoire tous les 2 ans pour les voitures âgées de plus de 4 ans.

 

Des automobilistes découragés

L’Organisme Technique Central (OTC) déplore une baisse de 3,57 % des contrôles par rapport à 2018. Dans un communiqué, le Comité National de Professionnels de l’Automobile (CNPA) écrit que ces chiffres confirment « la situation préoccupante du marché du contrôle technique en 2019″. Cela signifie que de nombreuses voitures potentiellement dangereuses et/ou polluantes, « ne passent pas ou plus leur contrôle technique ». Bfmtv précise qu’en 2019, 738 735 contrôles techniques n’ont pas été réalisés. Sur l’ensemble du territoire métropolitain, 24,76 millions de contrôles ont été effectués.

Les normes de contrôles ont durci en mai 2018 et en juillet 2019. Depuis, les conducteurs – surtout ceux des voitures « âgées » ou celles qui roulent au Diesel – craignent que leur engin ne soit recalé, voire même immobilisé. Les professionnels veulent être rassurants en affirmant qu’une voiture bien entretenue n’a ‘rien à craindre’ et passera le contrôle haut la main.

 

Les professionnels sont également dépités

Chez Auto Sécurité et Sécuritest, qui réalisent à peu près un tiers des contrôles dans l’Hexagone, 41 % des automobilistes ont présenté leur voiture en retard, l’année dernière. Les dirigeants de ces réseaux pointent aussi du doigt un problème : des conditions de travail plus dures pour les contrôleurs techniques, évoquant des relations « plus tendues » avec les clients.

Face à cet absentéisme impactant financièrement leur métier, les professionnels appellent à prendre des mesures. « Nous pourrions alors nous autoriser à étudier certaines pratiques de pays voisins européens, comme la vidéo-verbalisation ou l’automatisation de celle-ci, l’objectif final étant de préserver la sécurité de tous ceux qui empruntent nos routes et la qualité de notre environnement », expliquent les dirigeants de la SGS (Société générale de surveillance) dans un communiqué.