Brexit : l’industrie automobile en Europe s’attend au pire s’il y a ‘no-deal’

brexit-Tumisu-Pixabay

L’industrie automobile européenne a averti qu’en cas d’échec des négociations (‘no-deal’) sur un accord post-Brexit entre l’UE et le Royaume-Uni, il y aura une chute des échanges commerciaux à hauteur de 110 milliards d’euros sur 5 ans.

 

Sécuriser « sans délai un accord de libre-échange ambitieux« 

Dans un communiqué commun relayé par la presse française, 23 organisations de l’industrie automobile ont appelé l’Union européenne et le Royaume-Uni à sécuriser « sans délai un accord de libre-échange ambitieux ». Un appel intervenant après une semaine très tendue entre Bruxelles et Londres qui fait craindre un échec des négociations sachant que la fin de la période de transition du Brexit est fixée au 31 décembre. S’il y a échec, la perte commerciale est estimée à 110 milliards d’euros sur 5 ans.

Une réelle menace pour le secteur automobile qui représente au total 14,6 millions d’emplois européens et britanniques. « Les économies et les emplois des deux côtés de la Manche sont sous la menace d’un deuxième coup dévastateur (après celui lié à la crise sanitaire) sous la forme d’une absence d’accord », préviennent les organisations.

 

Selon les règles de l’Organisation mondiale du commerce

Sans un accord commercial, le Royaume-Uni et l’Union européenne devront ‘commercer’ selon les règles de l’OMC prévoyant 10 % de taxes douanières sur les véhicules et jusqu’à 22 % concernant les camions et les fourgons.

« De telles taxes, bien plus élevées que les petites marges de la plupart des constructeurs, devraient très certainement être répercutées sur les consommateurs, rendant les véhicules plus chers, réduisant le choix et affectant la demande », jugent les signataires du communiqué.