Durcissement du contrôle technique à partir du 1er juillet

Le nouveau contrôle technique anti-pollution entrera en vigueur le 1er juillet prochain. Il sera plus sévère et touchera uniquement les modèles diesel.

 

Sept accélérations franches

Le contrôle technique va encore se durcir à partir du 1er juillet 2019. Mais cette fois, il sera accès sur les émissions de particules des voitures diesel. La réforme a été reportée de six mois, en raison de la crise des « Gilets Jaunes » début décembre.

Ce report a en effet permis aux professionnels de s’adapter aux nouveaux appareils de mesures, ainsi que la nouvelle procédure de contrôle. Les techniciens doivent réaliser 7 accélérations franches sur les voitures testées. Le nouvel appareil de mesure va indiquer le moment où les accélérations doivent se faire. L’objectif est de se rapprocher d’une situation réelle de conduite, note BFMTV. Dans ce cas, si la voiture pollue plus après sept accélérations, elle sera automatiquement recalée.

 

Des normes plus sévères

Laurent Palmier, président du réseau de contrôle technique Sécuritest, a précisé que les nouveaux appareils de mesures des fumées ont été utilisés depuis le 1er janvier. Toutefois, les contrôleurs appliquent toujours les anciennes normes.

« Pour l’instant, nous prenons par défaut 0,7 pour toutes les voitures répondant à la classe environnementale Euro 6« , a confirmé James Stalens, gérant de l’enseigne Autosur à Reims (Marne), dans L’Est Eclair.

À partir du 1er juillet, le chiffre de 0,51 sera le seul retenu.

 

Une tolérance plus fine

Le contrôle sera plus sévère pour les voitures diesel qui sont sorties après 2011 (normes Euro 5 et Euro 6). Leurs valeurs d’homologation amenaient des taux de particules très bas, donc très difficiles à atteindre dans la pratique, surtout pour les diesels qui ne font que des petits trajets.

Toutefois, les professionnels se montrent rassurants. « La tolérance est beaucoup plus fine, mais les modèles diesel les plus rassurants passent haut la main, quand on compare leurs résultats à la norme la plus sévère« , explique Fabrice Godefroy, porte-parole de l’association Les Diésélistes de France.

Selon lui, si ces voitures ne réussissent pas le contrôle technique, c’est qu’elles ont réellement un souci.

 

Le prix du contrôle technique ne change pas

Ce nouveau contrôle technique devrait être moins cher, puisqu’il ne durera que 4 à 5 minutes. Le prix global du contrôle technique devrait être compris entre 65 et 75 euros, sauf en cas de recalage. Dans ce cas, les réparations seront plus onéreuses.

« La recherche de la panne pourra être coûteuse, car les garagistes vont devoir se mettre au niveau, avec les bons appareils, pour apporter le bon diagnostic« , a poursuivi Fabrice Godefroy. En cas d’injecteur défectueux ou de vanne EGR défaillante, le coût pourrait être beaucoup plus cher.